Blog La voie sans voie

S’éveiller de son illusion

Pourquoi ne pas nous réveiller de notre illusion ? Pourquoi attendre, chercher à mériter ce que nous sommes intrinsèquement et par nature ? Notre croyance est le principe dynamique de notre propre illusion. Ensuite, elle se manifeste comme un effet, une expression secondaire que nous entretenons.

Si la danse est entraînante, c’est parce que nous commençons par la danser. Elle n’existe pas par elle-même, indépendamment de nous ! C’est comme si, dans un premier temps, nous nous fuyions, puis que, dans un second, nous ne parvenions plus à nous trouver ! N’est-ce pas étrange et illogique ?

L’illusion ne s’apparente pas à une sorte de maladie mystérieuse et contagieuse que nous avons contractée. Par conséquent, elle ne guérit pas selon le même mystère. Nous faisons un mythe de nos créations, pourtant, ça n’en reste pas moins nos créations. Nous ne les devenons pas. À l’origine, elles ne sont que des idées, que des jeux éphémères.

Ne soyez pas l’étranger de vos propres agissements. C’est votre participation volontaire et active qui procure du pouvoir à la marionnette de votre personnage. Se percevoir comme une victime, c’est succomber au piège le plus grossier, comme si nous remettions les clés de notre maison à un imposteur. C’est comme réagir à notre ombre en la prenant pour quelqu’un d’autre.

Quand bien même nous réagissons, regardez bien ; ce n’est qu’une ombre ! Comprenez qu’il n’y a rien de réel ni d’extérieur. Ce n’est qu’une histoire qui nous concerne uniquement. Il nous suffit de ne plus y croire, ou bien de cesser de nous la raconter !

Si nous sommes pareils à un comédien qui s’est pris pour son rôle, ce n’est pas du rôle que la solution viendra. “Se prendre” ne veut pas dire que nous le devenons. Le comédien est toujours resté lui-même. Cependant, afin de le réaliser, il nous faut précisément arrêter de “nous prendre”, arrêter de jouer à celui que nous ne sommes pas.

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